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L’intimidation ne passera pas

vendredi 18 mars 2016

Dans toute la France, quand la jeunesse descend clamer son inquiétude sur un avenir de travail précaire, le pouvoir lui envoie la police anti-émeute et gaze tout ce petit monde avec hargne. Lacrymos, tirs de LBD, arrestations, tirs tendus de grenades à Nantes : c’est la seule réponse à l’inquiétude de la jeunesse, étudiante et lycéenne, dix ans après la tentative d’imposer la CPE et le recul imposé par la mobilisation d’alors.

Le message ici est on ne peut plus clair : avant d’être malléables, souples et jetables, vous devez être maté-e-s. Chair à patron demain, viande à répression dès aujourd’hui. Valls n’a lâché que des miettes et se cabre dans sa posture autoritaire, toujours attentif à donner satisfaction au patronat.

La mobilisation massive, l’énergie collective, la détermination tonique ont déjà fait reculer le pouvoir. Il faut l’amplifier, apporter toutes nos forces à cette lutte pour faire retirer cette loi d’inspiration patronale. Ne nous laissons pas intimider par cet autoritarisme et ces déchaînements policiers. Place Graslin, les tirs tendus de lacrymogènes et de balles de caoutchouc ont voulu scinder le cortège, faire peur.

Peine perdue, cette violence aveugle n’a pu que renforcer la détermination de celles ou ceux pour qui c’était une des premières manifs. Le long du quai Barbusse, en pente vers l’Erdre, les tirs répétés de grenades auraient pu créer un drame : les mouvements de panique ont été amplifiés par la police qui a insisté en lançant des grenades dans la foule qui refluait déjà rapidement, risquant de précipiter des gens dans l’eau avec d’évidents dangers de noyade.

Les tentatives de récupération ou de dirigisme du mouvement ne cadreront pas plus les étudiant-e-s et lycéen-ne-s révolté-e-s par le sort qu’on leur réserve. La banderole des mouvement de jeunes des partis du PS et du PC a tenté de prendre les devants du cortège, pour s’imposer à la direction du mouvement. Logiquement, la manœuvre grossière a été très mal acceptée.

Dans le cortège, rue de Strasbourg, le groupe de la CNT a été agressé par un petit commando de six ou sept hommes d’extrême droite qui ont tenter d’arracher un drapeau rouge et noir, sans y parvenir, avant de s’enfuir par une rue adjacente. Pour protéger leur fuite, ils ont projeté un panneau de chantier sur un manifestant, légèrement blessé.

Pas plus que les étudiant.es et lycée.nes, nous ne laisserons intimider par des nervis dont certains sont déjà identifiés.

Seule la lutte paie !

CNT Interco Nantes

Nantes, le 18 mars 2016

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