Il nous incombe à tous·tes de rappeler sans cesse à quel point l’extrême droite et ses idées nauséabondes continuent de tuer dans la plus grande impunité. Celle-ci est orchestrée par des calculs politicards afin de servir les intérêts capitalistes des classes dirigeantes, et de leurs amis les patrons, qui préfèrent, et qui ont toujours préféré frayer avec l’extrême droite lorsque cela les sert. 

La période n’est pas aux querelles de clocher tant la menace fasciste est présente. Aussi nous avons accepté de rejoindre et d’appeler au rassemblement à la mémoire des victimes du fascisme avec plusieurs groupes politiques nantais. Les temps nous obligent à serrer les rangs et à rappeler que l’antifascisme est constitutif de la démocratie et de l’anarcho-syndicalisme.

Nous refusons la guerre civile que l’extrême droite et ses alliés, gouvernement, patronat et capitalistes, nous promettent et préférons un front anticapitaliste, anti-autoritaire, uni et solidaire.

Aussi, au détour d’un post sur les réseaux sociaux nous avons vu que s’était joint à cet appel Nantes Populaire, un parti issu d’une fraction de l’ancien mouvement Nantes en Commun, dont la tête de liste est encore Margot Médkour. Cette fraction est la même qui a commis des actes autoritaires, des coups de forces, des détournements d’argent, des menaces verbales et physiques contre leurs propres camarades et a couvert des agressions sexistes et sexuelles au sein de Nantes en Commun (nous vous renvoyons à l’article du 15/11/2024 avec preuves sur Indymédia). Nous refusons que l’antifascisme, dans ces heures si sombres, servent à redorer le blason de certaines ambitions individuelles à quelques jours des élections municipales. Nous refusons toutes récupérations politiques de partis électoralistes d’autant plus quand ils ne sont définitivement plus les bienvenus dans le milieu militant nantais au vu de leurs actes passés, sans aucune remise en question ou volonté de changer, ni même aucune excuse ou réparation pour les victimes.

Nous vous alertons, la lutte antifasciste ne doit pas se passer des acquis, des préoccupations, des manières de faire et d’être du féminisme et de l’anti-autoritarisme, d’autant que le fascisme que nous combattons tou·tes s’affirme autoritaire, masculiniste, viriliste, ethnocentrique, se vivant comme l’idéologie des « seuls hommes » contre toutes les autres catégories. Toutes celles et ceux qui sont ou seront tenté·es de faire passer les buts avant les moyens au détriment d’une de ces catégories, affaibliront la lutte antifasciste.

Ces pratiques, ces agressions, comme ces organisations sont à bannir de nos espaces de lutte au nom de la solidarité future qu’il nous faudra créer pour résister. S’il est impératif de s’opposer aux fascistes, n’oublions pas de bannir leurs idées et leurs modes d’actions !  
 
En mémoire des victimes,

No pasaran !!!

 
 La CNT 44