En France, selon le Code du travail, le 1er Mai est le seul jour obligatoirement férié et chômé mais intégralement payé par l’employeur. Il a été concédé par l’État en 1919 après la boucherie de la Première guerre mondiale pour acheter la paix sociale. Le 1er Mai est devenu notre journée mondiale, celle organisée par les organisations de travailleuses et travailleurs pour revendiquer non seulement l’amélioration des conditions de travail, mais aussi la justice sociale, le partage des richesses et l’abolition du capitalisme. Ce qui est devenu une tradition de la classe ouvrière continue de porter ce message. Il est toujours d’actualité !

Le patronat augmente sans cesse ses bénéfices et tant pis pour la planète. Son appétit vorace pour les profits lui fait continuer sa chasse aux conquis sociaux : les droits à la retraite, les indemnités chômage ou maladie, le RSA… Aujourd’hui, les patronats de France et d’ailleurs s’affirment de plus en plus réactionnaires. Ils veulent garder un contrôle total sur les profits et les esprits en distillant leurs idées rétrogrades via les médias qu’ils possèdent. À la table du patronat, on trouve les dirigeants libéraux, d’extrême-droite et des fondamentalistes, obsédés par la guerre et la répression des populations. Les conflits dans le monde se multiplient et nous ne sommes pas dupes de leurs mensonges : ce n’est pas pour libérer des populations de leurs despotes sanguinaires que ces États agissent mais bien pour accroître les profits de leurs entreprises par l’accaparement des richesses comme hier en Irak, aujourd’hui au Venezuela, ou demain au Liban. Les marchands d’armes se frottent les mains sur ces carnages. La plupart des États occidentaux jouent sur la peur de la guerre pour asservir leurs populations et leur faire accepter les coupes dans les budgets des services publics et sociaux.

Dans ce paysage maudit, travailleuses et travailleurs de tous les pays, unissons nous !

Nous condamnons sans réserve les opérations militaires et affirmons notre solidarité indéfectible avec les populations civiles victimes de ces conflits. Les dirigeants des États veulent se battre ? Laissons-les dans leurs coins et organisons-nous dans l’entraide et la paix.

Aujourd’hui, la Confédération Nationale du Travail française, membre de la Confédération Internationale du Travail, appelle à manifester ce 1er mai et à lutter au quotidien pour nos droits sociaux, pour une baisse du temps de travail, pour une augmentation des salaires, pour un départ à la retraite avant d’être brisé·es par le travail. Pour autant, aussi légitimes que soient ces revendications, elles ne s’inscrivent pas dans une démarche de rupture avec le capitalisme. Organisons-nous pour atteindre un horizon révolutionnaire, autogestionnaire et libéré de toutes les formes de domination et d’exploitation. Rien ne nous sera donné. Tout se conquiert, tout s’arrache, par la lutte et le rapport de force. N’accordons aucune confiance aux institutions, ne déléguons pas notre capacité d’action collective. Notre force vient de nous-mêmes, de l’organisation à la base, dans les lieux de travail, les services, les quartiers, et au-delà des frontières !

Dans de nombreux endroits, d’autres mondes s’inventent déjà. Nous leur apportons notre soutien et donc nous appelons à faire front commun contre l’extrême-droite, sous toutes ses formes, des colonialismes jusqu’aux fascismes.

Nous réaffirmons la tradition d’un 1er Mai internationaliste, de solidarité avec toutes les travailleuses et tous les travailleurs en lutte dans le monde.

Nous appelons tous et toutes à s’organiser, à rejoindre son syndicat, à y apprendre avec ses camarades comment s’organiser pour lutter au quotidien et pour construire un autre futur !

Contre leurs lois, contre leur monde d’exploitation : auto-organisation, action directe et grève générale !